Créer une entreprise en Roumanie en 2026: simple comme bonjour ?

Mon expérience de terrain pour transformer votre projet en une activité qui fonctionne

Par Freddy Jacobs – PBS Worldwide | Belgique – Roumanie

Depuis 2003, j’accompagne des entrepreneurs et des entreprises étrangères qui souhaitent s’implanter en Roumanie. Au fil des années, j’ai aidé des investisseurs à créer leur société, à recruter leurs premiers collaborateurs, à trouver des bureaux et à comprendre les réalités du marché local.

Une chose est devenue très claire pour moi : créer une société en Roumanie est une étape importante, mais ce n’est que le début. La vraie réussite consiste à transformer cette structure juridique en une entreprise bien organisée, avec les bonnes personnes, les bons partenaires et une stratégie réaliste.

Si vous êtes entrepreneur belge, néerlandais ou international et que vous envisagez de développer votre activité en Roumanie, je souhaite partager avec vous les étapes que je recommande à mes clients — et vous expliquer comment PBS Worldwide peut vous accompagner au-delà des formalités.

Pourquoi est-ce que je recommande d’étudier le marché roumain ?

Je rencontre régulièrement des entreprises qui veulent développer leurs activités IT, créer une équipe de services, mettre en place un back-office ou organiser une activité de production. La Roumanie mérite d’être étudiée sérieusement : elle fait partie de l’Union européenne, dispose de professionnels qualifiés et multilingues et peut offrir des coûts opérationnels compétitifs par rapport à plusieurs marchés d’Europe occidentale.

Mais je ne conseille jamais de regarder la Roumanie uniquement comme un pays où l’on peut réduire ses coûts. À mes yeux, son intérêt réside dans la combinaison des compétences disponibles, de sa position géographique, de son accès au marché européen et des possibilités de développement à long terme.

La bonne question n’est donc pas seulement : « Combien puis-je économiser ? » Je préfère demander : « Comment la Roumanie peut-elle contribuer durablement à la croissance de mon entreprise ? »

1. Je commence par choisir la structure juridique adaptée

Pour de nombreux investisseurs étrangers, la SRL (Societate cu Răspundere Limitată), comparable dans son principe à une société à responsabilité limitée, constitue une option à examiner en priorité. Elle convient souvent aux PME qui souhaitent démarrer une activité locale.

Une SRL peut généralement être constituée par un seul associé et, sous réserve des règles applicables, une société étrangère peut en détenir la totalité. Il n’est donc pas systématiquement nécessaire de trouver un associé roumain.

Je commence toujours par discuter du projet concret : quelle activité voulez-vous exercer, quelle sera la structure de détention et comment imaginez-vous le développement de votre société ? La réponse doit guider le choix juridique — et non l’inverse.

2. Je vérifie le nom de la société et son identité commerciale

Je recommande de préparer trois noms possibles avant d’introduire la demande de réservation auprès de l’Office national du registre du commerce (ONRC). Le premier choix peut déjà être utilisé ou refusé.

Je conseille également de vérifier la disponibilité du nom de domaine correspondant. C’est un détail facile à oublier au départ, mais votre nom, votre site internet et votre identité commerciale doivent idéalement avancer ensemble.

3. Je définis les activités aujourd’hui et demain

En Roumanie, les activités de l’entreprise sont identifiées au moyen des codes CAEN. Je ne me limite pas à ce que l’investisseur souhaite faire au lancement : je lui demande aussi où il veut être dans deux ou trois ans.

Une société peut avoir une activité principale et plusieurs activités secondaires. Une préparation sérieuse permet d’anticiper les évolutions possibles et d’éviter des démarches supplémentaires lorsque l’entreprise se développe. Mon conseil est simple : construisez votre société en pensant déjà à son avenir.

4. Je trouve une solution pratique pour le siège social

Toute société roumaine doit disposer d’une adresse officielle. Pourtant, il n’est pas toujours nécessaire de louer immédiatement un grand bureau ou de s’engager dans des frais fixes importants.

Selon votre situation, une domiciliation peut être une première solution pratique. Vous pouvez ainsi préparer le lancement de votre activité et organiser les démarches nécessaires avant de passer, lorsque cela devient pertinent, à vos propres locaux.

Avec nos business centers en Roumanie, nous pouvons aider les entreprises à franchir cette étape progressivement, en tenant compte de leurs besoins réels.

5. Je prépare le dossier de constitution avec méthode

La constitution nécessite différents documents : statuts, pièces d’identité, informations sur les associés et l’administrateur, documents relatifs au siège social et déclarations administratives. Lorsque l’un des associés est une société étrangère, des formalités supplémentaires peuvent être nécessaires, notamment des traductions officielles ou des documents légalisés ou apostillés.

Je recommande de ne pas improviser cette phase. Un document manquant ou incorrect peut ralentir le processus et retarder le lancement. Il vaut mieux clarifier les exigences dès le départ avec les professionnels qui vous accompagnent.

6. Je distingue le capital minimum du budget réellement nécessaire

Le capital social légal applicable à une nouvelle SRL doit être vérifié au moment de la constitution, car les règles peuvent évoluer. Mais, au-delà du minimum légal, je pose toujours une question plus importante : de quelles ressources votre entreprise aura-t-elle besoin pour fonctionner pendant ses premiers mois ?

Le capital nécessaire dépendra de votre activité, de vos dépenses, de vos recrutements, de vos locaux et du temps qu’il vous faudra pour générer des revenus. Un bon plan de démarrage tient compte de la trésorerie réelle, pas seulement des exigences administratives.

7. J’organise l’enregistrement auprès de l’ONRC

Lorsque le dossier est prêt, la demande est déposée auprès de l’ONRC, directement ou par l’intermédiaire d’un représentant. Une fois la société enregistrée, vous recevez les documents officiels, dont le CUI, le numéro unique d’identification fiscale.

C’est une étape importante : votre société existe officiellement. Mais, dans mon expérience, c’est précisément à ce moment que le travail opérationnel commence.

8. Je prépare l’ouverture du compte bancaire professionnel

Les banques demandent généralement les documents de la société ainsi que des informations sur l’administrateur, les bénéficiaires effectifs et l’activité prévue. Pour les investisseurs étrangers, les contrôles de conformité peuvent demander un peu de préparation.

Je conseille donc de pouvoir expliquer clairement : ce que fait l’entreprise, qui seront ses clients, d’où proviendront les fonds, où l’activité sera exercée et quels sont les projets en Roumanie. Un dossier cohérent facilite les échanges avec la banque.

9. Je fais examiner la stratégie fiscale avant le lancement

La fiscalité mérite une attention particulière. Selon l’activité et les conditions légales applicables, une entreprise peut relever de régimes différents, notamment du régime des micro-entreprises ou de l’impôt sur les bénéfices.

Je mets toujours mes clients en garde contre une décision fondée uniquement sur un taux d’imposition qui paraît attractif. Il faut examiner l’ensemble de la situation : chiffre d’affaires, salariés, TVA, dividendes, dépenses, structure de détention et objectifs de développement.

Les règles fiscales roumaines évoluent. Les conditions d’accès à un régime et les taux applicables doivent donc être confirmés au moment de la création avec un comptable ou un fiscaliste roumain. Je privilégie une décision vérifiée et adaptée à votre projet plutôt qu’une promesse fiscale trop simpliste.

10. Je vous aide à préparer le recrutement

C’est ici que mon expérience en recrutement et en HR Business Partnering prend tout son sens. Créer une société est une chose ; trouver les personnes capables de la faire fonctionner en est une autre.

La Roumanie dispose de professionnels qualifiés dans des domaines comme l’IT, l’ingénierie, les services financiers, les centres de services partagés et les fonctions administratives. Mais recruter efficacement ne consiste pas simplement à rechercher le salaire le plus bas.

Je travaille avec mes clients sur les questions essentielles : quel profil faut-il réellement, quel niveau de rémunération est cohérent avec le marché local, où trouver les candidats, quel type de contrat prévoir et comment fidéliser les personnes recrutées ? Les bonnes décisions humaines dès le départ peuvent faire une réelle différence dans la réussite du projet.

11. Je vérifie les démarches fiscales personnelles des investisseurs

Selon leur rôle et leur situation, les administrateurs, associés ou propriétaires étrangers peuvent avoir besoin d’un NIF roumain (Număr de Identificare Fiscală) ou devoir accomplir d’autres formalités. Je recommande d’identifier ces besoins assez tôt afin qu’ils ne deviennent pas un obstacle au moment d’effectuer une autre démarche.

12. Je mets en place les outils numériques nécessaires

La gestion d’une entreprise roumaine implique aujourd’hui de nombreux échanges numériques avec l’administration. Une signature électronique qualifiée peut notamment permettre de signer des documents et d’effectuer différentes démarches en ligne.

Je conseille de traiter ce point dès le début et de prévoir également l’accès aux services numériques de l’administration fiscale, dont le SPV (Spațiul Privat Virtual) de l’ANAF. Les outils de facturation électronique et les obligations correspondantes doivent être configurés en fonction de la situation réelle de l’entreprise et des règles en vigueur.

Combien coûte réellement la création d’une entreprise en Roumanie ?

C’est une question que l’on me pose régulièrement. Le coût dépend du type d’activité, de la structure et du niveau d’accompagnement nécessaire. Au-delà des frais de constitution, il faut prévoir, selon les cas :

  • la domiciliation ou le siège social ;
  • les traductions et éventuelles légalisations ;
  • la comptabilité et les conseils fiscaux ;
  • la signature électronique et les outils administratifs ;
  • les frais bancaires et le capital social ;
  • les éventuels services juridiques ;
  • les locaux, les recrutements, les fournisseurs et les autres dépenses du démarrage.

La constitution elle-même ne représente souvent qu’une partie du budget. Le véritable investissement commence lorsqu’il faut mettre en place une équipe, attirer des clients, organiser les opérations et assurer une trésorerie suffisante. C’est précisément sur cette transition que je peux vous aider à gagner du temps et à mieux structurer votre projet.

Les erreurs que je vois le plus souvent

Après plus de vingt ans d’expérience en Roumanie, je retrouve régulièrement les mêmes difficultés. Certains investisseurs choisissent leurs codes CAEN trop rapidement, sélectionnent un régime fiscal sans analyser toute leur situation, attendent trop longtemps pour examiner la TVA ou sous-estiment leurs obligations comptables.

D’autres tentent de tout gérer depuis leur pays d’origine, commencent à recruter trop tard ou ne prévoient pas assez de trésorerie. Et l’erreur la plus importante, à mes yeux, consiste à penser que l’immatriculation de la société marque la fin du projet.

Je vois les choses autrement : l’immatriculation est le point de départ. La préparation et l’organisation qui suivent déterminent en grande partie la qualité du lancement.

Les 90 premiers jours : passer de la société créée à l’entreprise opérationnelle

J’accorde une importance particulière aux 90 premiers jours qui suivent la création d’une société. Je ne souhaite pas simplement remettre un certificat d’immatriculation à un client et lui souhaiter bonne chance. Je veux l’aider à préparer la suite.

Où l’équipe va-t-elle travailler ? Qui faut-il recruter en premier ? Comment organiser la comptabilité et l’administration du personnel ? Quels fournisseurs choisir ? Comment trouver les premiers clients ? Quel budget prévoir et quelles démarches restent à accomplir ?

Ces questions doivent être abordées de façon pratique, en tenant compte de votre secteur, de vos objectifs et de vos moyens. Le but est de passer d’une société nouvellement enregistrée à une structure qui peut réellement commencer à travailler.

Mon rôle chez PBS Worldwide : aller au-delà de la constitution

Depuis 2003, j’accompagne des entreprises étrangères qui souhaitent développer une activité en Roumanie. Chez PBS Worldwide, nous considérons que la création de la SRL n’est qu’une partie du projet. Notre objectif est de vous aider à construire l’environnement local dont votre entreprise a besoin.

Selon vos besoins, nous pouvons vous accompagner dans des domaines tels que :

  • la création de société et la domiciliation ;
  • la recherche de bureaux et de solutions d’implantation ;
  • le recrutement, les ressources humaines et l’administration du personnel ;
  • la coordination avec des professionnels de la comptabilité et de la fiscalité ;
  • la recherche de fournisseurs et de partenaires locaux ;
  • le développement commercial et la mise en place de votre infrastructure ;
  • la due diligence et l’accompagnement de projets d’investissement.

Mon approche est personnelle et pragmatique : je veux comprendre votre activité, vos contraintes et vos ambitions avant de vous proposer une façon d’avancer. Vous restez concentré sur votre métier, tandis que nous vous aidons à organiser les étapes locales avec les bons interlocuteurs.

La Roumanie offre des opportunités — à condition de bien préparer son implantation

Je crois profondément au potentiel de la Roumanie. Mais je sais aussi qu’une implantation réussie ne s’improvise pas. C’est un marché européen avec ses propres règles, sa culture professionnelle, ses pratiques administratives et ses opportunités.

Depuis plus de vingt ans, j’ai acquis une expérience concrète de ce marché et des défis rencontrés par les entreprises étrangères. Aujourd’hui, je souhaite mettre cette expérience au service des entrepreneurs belges, néerlandais et internationaux qui veulent avancer avec une vision claire et un partenaire de terrain.

Vous envisagez de créer une entreprise en Roumanie ? Parlons-en.

Vous réfléchissez à une implantation en Roumanie ? Contactez-moi avant de vous lancer dans les démarches. Nous pourrons examiner votre projet, identifier les premières étapes, estimer les principaux postes de coûts et déterminer les points à vérifier pour éviter les retards et les erreurs évitables.

Pour moi, une implantation réussie commence bien avant la signature des statuts. Elle commence par une conversation franche, une bonne préparation et un plan réaliste.

Vous avez un projet en Roumanie ? Échangeons sur vos objectifs et voyons comment PBS Worldwide peut vous aider à passer de l’idée à une activité opérationnelle.

Freddy Jacobs

PBS Worldwide – Belgique • Roumanie

E-mail : frjacobs@telenet.be

Téléphone : +32 478 331 799

SOME INTERESTING LINKS:

My Vlog on Romania Website on investment in Romania

Quick guide on company incorporation in Romania 2025

Vlog for entrepreneurs in Romania – subscribe please YOUTUBE CHANNEL of Freddy Jacobs

Romania’s Fiscal Changes for 2026